Le petit guide du voyage à vélo

– Tiens ! Je ferais bien un voyage à vélo !

–  Compliqué à mon avis, et puis t’as même pas de vélo, si ?

Ne vous laissez pas abattre ! Ce petit guide a pour but de vous donner toutes les clés pour préparer un voyage à vélo, que vous soyez un peu, beaucoup, pas du tout expérimenté ou même équipé en la matière. Nous écrirons ici les conseils principaux pour la préparation et le voyage en lui-même, les nombreux avantages sans oublier les contraintes que ce genre d’aventure implique.

Ce guide est le produit de notre expérience, écrit avec honnêteté et sincérité avec la volonté d’être utile. Il n’est cependant aucunement écrit par des professionnels ou des experts et ne prétend pas remplacer leurs conseils avisés.

Qui sommes-nous ?petitguide

Adrien et Evan : deux étudiants de 21 ans partis pour 36 jours et plus de 2500km à travers la France, la Suisse et l’Italie à vélo durant l’été 2016. De Rennes nous avons rejoint Brindisi, dans les Pouilles. Vu qu’on n’a pas réussi à trouver un guide concis et pragmatique pour préparer un voyage à vélo, on a décidé de l’écrire ! La version papier a été distribué en région rennaise, voilà une version accessible à tous.

Avant le voyage autant dire qu’on était de complets néophytes en vélo. Après avoir épluché les blogs de voyages, les forums spécialisés, consulté des professionnels et des amateurs confirmés voici le fruit de notre travail ; pour que le vôtre soit plus simple.

 


Quel vélo ? Préambule

Commençons par le début, il vous faut un vélo !

Première réflexion : vous pouvez potentiellement voyager avec presque n’importe quel vélo ! Cependant entre le VTT qui traîne dans le garage, le vélo de course tout alu ou encore le vieux vélo Peugeot qui est dans la cave, vous n’aurez pas le même confort. Tout d’abord il vous faut définir vos besoins pour pouvoir trouver au mieux la bicyclette idéale qui vous portera des milliers de kilomètres.

Si vous faites un voyage court, c’est à dire si vous sortez un weekend, 3-4 jours ou une semaine vous êtes très libres dans le choix du vélo. Cependant essayez toujours de répondre au maximum aux exigences d’un long voyage. Il faudra tout de même réviser le vélo car, assurément, si vous partez avec un vélo fragile c’est dans les premiers jours de périple qu’il révèlera un bon nombre de problèmes.

Si vous faites un voyage long c’est différent. Plus votre expédition sera longue, plus vous aurez intérêt à choisir un vélo parfaitement adapté. Moins de pépins techniques et moins de fatigue physique c’est plus de temps pour profiter du voyage et moins de risque de blessure, donc de s’arrêter avec un goût amer. Ne croyez pas que ça n’arrive jamais, une simple tendinite peut sévèrement remettre en question n’importe quel projet.

Il vous faut donc un bon vélo de voyage. Où le trouver ? Comment le reconnaître ? Pour quel prix ?

Tout d’abord c’est quoi un bon vélo de voyage ?


Les caractéristiques techniques à rechercher

Nous deux avons opté pour le voyage en randonneuse, et c’est sur ce vélo que nous allons vous conseiller. La randonneuse c’est le vélo de voyage par excellence, nous vous le décrivons en détail juste après. Une bonne randonneuse vous permettra d’avaler l’asphalte, les pistes vertes, et les chemins sans problèmes ; et ce avec un bon rendement c’est à dire que vous allez moins vous fatiguer à pédaler. Même si elle est très solide la bonne randonneuse n’est cependant pas l’idéal pour les terrains très caillouteux… etc. En effet retenez tout simplement qu’une randonneuse n’a pas de suspensions par exemple, ni de trop gros pneus idéalement. Si vous prévoyez un voyage en vélo et pourtant majoritairement sur des chemins très peu praticables il faudra sûrement mieux vous tourner vers un vélo de modèle mountain bike.

Comment reconnaître une bonne randonneuse ?

     Le cadre

Il faut un vélo solide et facile à réparer.  Le cadre c’est l’armature du vélo, en gros tous les tubes sans compter le guidon et la selle.

Pour cela faites le choix d’un cadre tout acier. Pas de suspensions, elles vont vous faire perdre beaucoup d’énergie et a priori vous éviterez les chemins escarpés. L’acier, quoique plus lourd que l’aluminium, s’avère plus solide et peut être réparé plus facilement que ce dernier. Si vous achetez une bonne randonneuse neuve vous pourrez bénéficier d’un acier plus léger, mais ce n’est pas pour tous les budgets.

     Les pneus

Le choix de bons pneus est primordial. Ce serait une fausse économie que de ne pas investir dans du bon matériel. Dès les premiers kilomètres avec un vélo chargé de bagages sur un chemin plus escarpé que prévu le risque de crevaison augmente sensiblement.

Problème quand on n’y connaît rien ou pas grand-chose : la variété du choix nous y perd complètement.

Tout d’abord certaines marques proposent une gamme de pneus dits “randonneurs” (Schwalbe, Vittoria, Michelin, …). Avec ça pas de problèmes. Même en chemins de forêts ou avec de gros cailloux ils tiennent le coup. Le problème peut être le prix.

Si votre budget est serré tournez-vous vers des gammes solides mais moins onéreuses.

La taille : les pneus ont des tailles différentes, évidemment. Ce qu’il vous faut de préférence, pour un voyage sur route et piste cyclable majoritairement, ce sont des pneus de route, donc pas très larges et avec un meilleur rendement. Nous avons roulé avec des pneus de tailles 28, c’est très bien. Ne prenez pas en dessous.

     Le guidon

Le guidon droit, celui que vous voyez sur les VTT, semble idéal car il favorise une posture redressée parfaite pour regarder le paysage. Mais une telle position ne ménagera pas vos lombaires qui vont fatiguer avec le temps. Nous vous conseillons des guidons de types “course”, incurvés. Ils vous permettront de varier les positions : redressée avec les mains plus au milieu du guidon, ou alors carrément penchée avec les mains dans le pli du guidon. Cette position vous permettra notamment d’affronter les côtes, et aussi d’avoir moins de prise au vent quand ce sera nécessaire, elle fera plus travailler votre nuque mais reposera un peu vos lombaires. La position intermédiaire, mains sur les cocottes, c’est à dire les bouts du guidon où sont fixées les poignées de freins, sera celle que vous utiliserez le plus souvent.

     La transmission (chaîne, roue libre, plateau)

La transmission c’est ce qui va vous permettre de rouler vite sur le plat, et d’affronter sans problèmes les côtes, alors que vous êtes chargés.

D’abord la chaîne : vérifiez son état, vérifiez notamment qu’elle n’est pas lâche, pincez-la au niveau des plateaux (les dents autour des pédales) et tirez pour voir s’il y a beaucoup de jeu. Si oui changez là, ça vous coûtera une dizaine d’euros.

Ensuite tout dépend du terrain que vous allez affronter. Explications en commençant par les vitesses (les dents à l’arrière, en général il y a entre 6 et 7 vitesses, avec un nombre de dents différents) : plus votre dernière vitesse est “grande”, c’est à dire plus elle possède un grand nombre de dents (exemple trente dents sur la plus grande vitesse c’est beaucoup) plus vous pourrez affronter les côtes sans problèmes, il suffira de “mouliner” : pédaler beaucoup mais sans effort. Si vous faîte les bords de Loire uniquement, par exemple, et que c’est tout plat, vous pourrez vous contenter de moins de 30 dents au maximum sur la dernière vitesse. Mais sur une randonneuse l’idéal c’est d’être polyvalent ! Privilégiez donc un ensemble de vitesses qui part bas (par exemple une première vitesse à 13 dents) et qui monte haut (28 ou 30 dents) avec 2 à 3 dents d’écart entre chaque vitesse, cela vous permettra de tout faire. Ensuite les plateaux même chose, dans l’idée il faut être polyvalent, privilégiez trois plateaux plutôt que deux.

Ça peut apparaître comme des points de détails mais c’est ce qui va vous permettre de vous économiser pour la route, donc de rendre le voyage plus agréable, et surtout d’éviter la blessure ! Un voyage est vite interminable si on descend de vélo à la moindre côte, pourtant ce sera nécessaire car forcer pour rester sur le vélo risque de vous user, et de vous abîmer. Nous n’aurions sûrement pas fini correctement le voyage si nous n’avions pas changé les transmissions d’origines de nos vélos (il faut avouer que la Suisse et l’Italie ce n’était pas tout plat). Pour vous, notamment sur un achat d’occasion, il vous faudra peut-être aussi changer des parties de votre transmission, selon nous ce n’est pas la petite bricole qu’on peut éviter. En général quand on change des parties de la transmissions, le pédalier et ses plateaux par exemple, on change aussi la chaîne.

     Les accessoires

          Éclairages

Légalement, en France, vous devez avoir un éclairage avant et arrière, et des dispositifs réfléchissants sur les pédales et sur les roues.

Gardez surtout à l’esprit que sur un vélo l’essentiel c’est d’être vu. Tous les moyens sont bons. Si vous roulez uniquement de jour (on vous le conseille) il ne devrait pas y avoir de problème à ce niveau. Mais soyez prévoyant, les voyages sont faits d’imprévus.

La lampe de voyage par excellence, tous types de voyage un peux aventureux confondus, c’est la lampe frontale. Celle-ci vous servira aussi en vélo si besoin.

          Porte-bagages

Vérifiez que vous avez un bon porte-bagages bien solide. Les porte-bagages avant sont plus compliqués à trouver mais si vous en trouvez un solide c’est bien.

Une seule chose : vérifiez que votre porte bagages pourra facilement accueillir des sacoches. Si vous avez des sacoches d’entrée de gammes qui s’attachent par scratchs pas de problème avec ça. Les sacoches ? Quelles sacoches ?

          Sacoches

Il y a toutes les sacoches que vous pouvez mettre sous la selle, sur le guidon, sur le cadre…etc, faites selon votre budget et vos besoins. Nous avons juste opté pour la sacoche de guidon bien pratique pour les affaires à sortir souvent (carte, téléphone/GPS… etc). Il existe aussi des petites sacoches transparentes pour les smartphones et GPS.

Mais l’important ! Quand on parle de sacoches on pense aux grosses sacoches que vous mettrez sur les porte bagages arrière et avant. Les sacoches arrières sont indispensables pour un vrai voyage : hors de question d’avoir un gros sac à dos (plusieurs kilos) en vélo, c’est la chute assurée ! Les sacoches avant sont moins nécessaires car on vous conseille de voyager léger et, si vous y arrivez, vous pourrez sûrement vous en passer. De plus elles sont souvent chères.

C’est tentant de partir en prévoyant beaucoup, mais vous n’utiliserez absolument pas tout ce que vous prendrez, et le poids mis en plus sur le vélo vous fera regretter d’avoir emmené toutes les choses inutiles. Prévoyez, en plus, de l’espace disponible dans les sacoches pour les courses que vous ferez, tous les petits achats qui viendront temporairement prendre de la place. Après chacun a des besoins différents.

Que choisir : Vous avez de l’argent ? Prenez le top, la marque Ortlieb par exemple, imperméables…etc. Vous n’avez pas d’argent (comme nous) prenez des sacoches moins chères (chez Décathlon vous en trouverez), imperméables si vous pouvez sinon pensez à les doubler vous-même (mettez vos affaires dans un sac plastique par exemple). Soyez très attentifs aux coutures et aux attaches des sacoches, surtout si vous prenez du pas cher, et ce pendant toute la durée du voyage.

Vous savez reconnaître ce qu’il vous faut sur le vélo, et vous savez comment l’équiper ; où le chercher maintenant ?


La location

Si vous n’avez pas de vélo, la location peut être la solution. Cependant les loueurs ne sont pas partout. Ils sont souvent placés dans des zones touristiques et les grandes villes. De plus il faut encore qu’ils louent autre chose que des VTT pour petites sorties en campagne ou des VTC pour visiter la ville. Enfin, même quand la location de bons vélos pour le voyage est possible près de chez vous, souvent ils ne proposent des forfaits que pour de courtes durées. Mais si vous répondez à ces contraintes alors pourquoi pas : cela vous libère d’un investissement, de la recherche d’un vélo et des nombreux tracas d’entretien.

Vous aurez tout de même du mal à louer le vélo qui convient si vous partez plus de deux semaines. En plus de cela, une longue aventure implique de nombreux souvenirs auquel le vélo est lié, ce serait dommage de devoir rendre votre compagnon de voyage à la fin.


Acheter neuf

Pour posséder le must du must en termes de vélo de voyage neuf c’est très simple, il suffit d’avoir l’argent et d’aller chez un vélociste honnête. Il faudra compter entre 1000 et 2000€. Comment ça, ce n’est pas dans votre budget ?

Rassurez-vous il est tout à fait possible de trouver des vélos à peu près adaptés pour le voyage et ce autour de 500€ – 600€. Il est très difficile de trouver en dessous de ces prix-là, sinon vous risquez d’acheter du neuf mais de ne pas retrouver la fiabilité que vous cherchez. Si cette option vous séduit continuez juste votre lecture, nous vous expliquons quelles caractéristiques techniques sont intéressantes, il faudra les chercher dans votre gamme de prix.

Si votre budget ne correspond pas à ces sommes alors c’est là que l’aventure commence ! Il est temps de rentrer dans le monde formidable de l’occasion.


Acheter d’occasion

Vous pourrez trouver de très bonnes occasions entre 100 et 250 euros. Par contre il faut prévoir un temps de recherche ainsi qu’un temps (et un budget) de remise en forme du vélo ! L’achat et la révision d’un vélo d’occasion permettent des économies tout en conservant de la qualité, mais il faut s’y prendre avec de l’avance et pouvoir bricoler un peu (pour cela nous vous donnons les astuces nécessaires).

Si vous entreprenez l’achat d’un vélo d’occasion et bien, veinards, vous avez maintenant les conseils techniques que nous n’avions pas pour chercher un bon vélo. La première chose à faire sur internet c’est taper le mot clé “randonneuse” (pas “vélo” sinon vous croulerez sous les annonces inutiles). Ensuite décryptez les annonces que vous trouverez, armés de vos nouvelles connaissances techniques et aussi avec des personnes plus expérimentées ! Notre guide ne peut pas vous apporter autant qu’un regard avisé. Pour cela rien de tel que la famille ou des amis d’expérience mais aussi : un forum ! Le forum, c’est le bijou de l’internet collaboratif. Sur cyclos-cyclotes.org par exemple, nous avons eu la chance d’avoir des interlocuteurs patients au regard aiguisé qui nous ont donné les bons conseils pour le choix du vélo d’occasion, ses réparations… etc.

Ne négligez pas les vélocistes qui font de l’occasion et surtout, surtout, n’oubliez pas les ateliers collaboratifs ! Les ateliers collaboratifs sont des associations faîtes de passionnés qui partagent leur expérience et leur savoir-faire dans un atelier tout équipé et mis à disposition ! En plus de précieux conseils, une faible cotisation annuelle vous ouvre tous les outils et pièces détachées nécessaires. A Rennes il y a La Petite Rennes. C’est là que nous avons révisé nos vélos, changé nos transmissions, nos pneus… etc. Ce genre d’atelier est parfait pour avoir des conseils, parfois de la vente, c’est l’endroit idéal pour mettre à niveau votre vélo.

Voilà pour ce qui concerne le vélo. Il reste à voir les autres équipements à prendre avec vous.


Quel habillement ?

Si vous avez un peu de budget à mettre dans de l’habillement, et on vous conseille d’en avoir un peu : achetez des cuissards et des gants. Les cuissards sont des espèces de caleçons longs, moulant et rembourrés (ce rembourrage est souvent appelé “peau de chamois”) au niveau des fesses et du périnée. Ces cuissards vont limiter le frottement des cuisses, des fesses… etc. Ils vont ainsi rendre le voyage beaucoup plus agréable et encore une fois, surtout, éviter la blessure. Ici on pense surtout aux ampoules ou brûlures par frottement dans ces zones très sensibles. N’espérez pas continuer à rouler avec une brûlure à l’intérieur des cuisses ! Sans dramatiser, c’est surtout cet achat que nous conseillons, évidemment on pense surtout ici aux longs voyages, mais même sur des petites et moyennes durées ça peut être un bon investissement. Les gants vous éviteront quelques ampoules.

Bien évidemment il y a d’autres habits à emmener, des vêtements de pluie… etc soyez prévoyants, comme pour tout périple. Néanmoins si vous avez encore un peu de budget pensez peut-être à l’achat de chaussures adaptées au vélo, ce sera mieux que de rouler en basket.


Quels outils emmener ?

Question non évidente ! Vous êtes sur cette question partagés entre prévenir tous les risques, et vous encombrer.

Nous conseillons :

  • Une pince multiprises, ça sert à tout.
  • Une pompe, évidemment. Attention pour les pompes à main, il faut en prendre une qui vous permettra d’aller jusqu’à la pression voulue, toutes les pompes n’ont pas la même “puissance”.
  • Tout le nécessaire à pneus (plusieurs démonte-pneus, rustines, colle), ça se vend en kit de toute manière
  • Un tournevis plat et un cruciforme.
  • Une clé de 8 pour tous les câbles, notamment de freins, et toutes les clés pas trop lourdes qui peuvent servir sur votre vélo.
  • Un jeu de clé allens, ou juste celles qu’il vous faut pour votre vélo (démonter la potence, les freins… etc).
  • Un petit dérive-chaîne (pour démonter et remonter un chaîne) si vous pouvez.

Vous l’aurez compris, l’important c’est la bonne connaissance de votre vélo et de ce qui lui est nécessaire, ce qui guidera beaucoup votre choix.


Le kit de survie du voyage à vélo

Il faut rester compact mais c’est important que le kit soit complet. Évidemment prenez tous les basiques (antiseptique, pansements de différentes tailles… etc) vous trouverez sur internet les bons conseils ; si vous pouvez adressez-vous à un professionnel de santé. Spécifiquement on vous conseille : des très grands pansements en cas de chute, et des pansements hydrocolloïdes de taille moyenne ou grande. Ces derniers sont prévus pour préserver l’humidité normale de la peau, être gardés plusieurs jours et pouvoir supporter des douches. Ça vous servira à protéger les zones sensibles comme l’intérieur des cuisses si vous avez des signes de faiblesse Surtout en début de voyage, le temps d’habituer votre corps à autant de frottement et de chaleur. Le vent sur votre visage pourrait dessécher vos lèvres, même s’il fait chaud, l’achat de baume est donc conseillé. Et enfin : Biafine et Talc ! La Biafine avant de dormir sur les zones sensibles pour éviter la brûlure, l’ampoule… etc, et le talc pendant la journée. Attention à bien l’appliquer sur peau sèche et à ne pas en abuser, mais moins de sueur c’est moins de frottement, pensez-y.


Préparer son itinéraire

Une étape agréable fait entre 30 et 60km, selon le terrain. Si vous êtes un habitué du vélo et en forme ça peut être plus. Les étapes peuvent aussi être plus longues si vous savez que c’est un voyage court, ou que le terrain est très facile. Mais restez-en à ce kilométrage si vous prévoyez plusieurs semaines de voyage, car la fatigue s’accumule petit à petit. Prévoyez dans l’idéal une journée de repos par semaine minimum. Retenez qu’à partir d’un certain kilométrage, qui dépend de vous et un peu du terrain, (nous c’était au-delà des 70/80km) vous allez surtout faire du sport et peu de tourisme.

Prévoyez soigneusement autant que possible toutes vos étapes même dans les pays étrangers. Ça vous évitera la surprise une fois sur place d’avoir en fait un train à payer… etc car l’étape prévue n’est pas possible. Par exemple un col de montagne peut être fermé pour cause de travaux.

Enfin ne pensez pas qu’aux kilomètres effectués dans la journée. Pensez aussi aux points où vous vous arrêtez pour manger et dormir, c’est à dire : est-ce une ville assez grande pour trouver à manger ? Quelles sont les structures d’accueil qui y existent…etc


Où dormir et comment ?

Evidemment vous avez tous les hébergements classiques, hôtels, B&B, auberges de jeunesse, campings… etc. Assurez-vous juste au moment de la réservation de pouvoir amener vos vélos, il est donc important de connaître des rudiments de la langue locale. Avoir un budget pour le logement, même pour ne l’utiliser qu’en dernier recours, est toujours important en cas de problème, d’intempéries pendant plusieurs jours d’affilée… etc.

Si, comme nous, c’est l’hébergement gratuit, c’est à dire la débrouille et les rencontres, qui vous intéressent nous avions deux modes de fonctionnement, la tente et le Couchsurfing. Le Couchsurfing est un réseau social d’hébergement autour du monde, vous vous y inscrivez et vous pourrez héberger des “surfers” et trouver des gens près à vous accueillir. Ça peut aussi bien être des gens qui vous accueillent pour la nuit que des gens qui vous guident dans la ville si vous restez quelques jours ; ce réseau est vraiment voulu convivial. Outre l’aspect humain, c’est aussi intéressant économiquement car gratuit (à part souvent le petit truc qu’on apporte pour le dîner). A ne pas confondre avec un B&B, beaucoup des gens qui accueillent sont très attentifs à la convivialité et au temps passé ensemble.

Ensuite il y a évidemment les rencontres, là pas de mode d’emploi, désolé ! Il faut rester prudent mais garder confiance, se rappeler que les gens ne sont majoritairement ni méchants, ni criminels et engager la discussion. Simplement demander où dormir, savoir si quelqu’un peut accueillir dans le coin… ouvre parfois de chaleureuses portes.

Sinon il y a toujours la tente si on ne trouve personne pour nous accueillir. Premier problème : il faut une tente aisément transportable sur le porte bagage. Vous trouverez des tentes assez compactes chez les grandes marques. Sinon vous pouvez vous tourner vers les tentes de trekking qui seront peut-être plus chères. Deuxième problème : où la planter gratuitement ? Ah, si l’on pouvait dormir dans les jardins des gens… mais oui, il suffit de demander ! Ils sont plus nombreux qu’on ne le croit à accepter, il n’est pas rare de trouver un paysan acceptant de prêter un coin de terrain pour les tentes. Parler aux gens, c’est le secret.

Et il y a bien sûr le camping sauvage, l’aventure, la vraie ! Option qui peut offrir autant de magnifiques expériences que de galères. Nous avons opté pour le “camping sauvage cordial”, on demandait au voisinage si on pouvait camper dans le coin, (c’est toujours une occasion de plus de pouvoir s’installer dans le jardin). Choisissez autant que possible des lieux isolés et sans passages et cadenassez bien les vélos entre eux et à un arbre si possible. Néanmoins un terrain de foot fait aussi très bien l’affaire. Soyez respectueux de l’environnement, partez tôt et il n’y aura pas de problème.

Vous l’aurez compris, c’est en pleine ville que le problème du logement se pose plus durement, là pas de coin d’herbe. En dernier recours pensez aux gares, mais honnêtement en ville essayez d’être plus prévoyant. Privilégiez le Couchsurfing par exemple, d’autant plus que vous partagerez des moments sympas avec quelqu’un qui vous fera peut-être visiter, sortir, ou juste offrira une reposante conversation.

En bref, allez voir les gens, demandez s’ils connaissent un lieu où dormir, quelqu’un pour accueillir, Non ? Alors un coin de jardin pour poser la tente ? Non ? Essayez avec plusieurs personnes et si ce n’est possible nulle part allez-vous trouver un coin sauvage sympa.

Bien sûr si vous trouvez un coin de paradis en pleine nature vous pouvez vous en tenir à ça directement.

Si vous camper pensez à vous équiper d’une popote et d’un réchaud.

Enfin petit conseil : ne tardez pas à trouver le lieu où vous dormirez ! Soyez attentifs à l’heure si vous commencez à manger, visiter… etc sans avoir trouvé votre couchage. Quand la nuit tombe et qu’on a rien, les chances d’être accueilli s’amenuisent et trouver un endroit pour camper devient vite une galère !


Se nourrir en voyage à vélo

Trois repas par jour, solides, nourrissants mais pas “plombant” ! Avec en plus des barres de céréales (et/ou fruits secs, pâtes de fruits) pour des encas entre les repas. Ne négligez pas le petit déjeuner, car vous allez beaucoup rouler “à la fraiche” le matin, en tous cas nous on vous le conseille. Nous nous sommes beaucoup nourris de muesli le matin, très nourrissant.

Buvez tout le temps, de l’eau bien sûr, et avec pourquoi pas un peu de sirop. L’eau c’est important pour les tendons, donc pour éviter la tendinite. Un demi-litre par heure c’est pas mal.

Soyez prévoyants : vous vous arrêtez vers l’heure de midi/13h pour manger, bah oui mais tout est fermé ? Vous voulez manger et vous vous rendez compte qu’on est dimanche ? Ça c’est en France, renseignez-vous si possible sur les jours de fermeture les plus populaires des pays où vous irez. Bref, achetez le nécessaire sur la route quand tout est ouvert et gardez ça dans les sacoches pour quand vous vous arrêterez. Si vous comptez manger en restaurant/café… etc attention à votre horaire d’arrivée.


Penser le budget du voyage

Le but ici n’est pas de dire combien coûte en tout un voyage à vélo, mais de dire quelles sont les spécificités à prendre en compte quand vous allez fixer la somme qu’il vous faut pour partir. On parle ici uniquement des dépenses engagées une fois parti, pas des dépenses de préparation ou d’achat de vélo : vous êtes prêts à partir, combien il vous faut de côté ?

D’abord sur les postes de dépenses communs à tous types de voyage. Prévoyez un budget nourriture plus important car en pédalant tous les jours vous allez avoir besoin de plus d’énergie. Evidemment pour ne pas trop dépenser le secret c’est d’avoir une popote et un réchaud, et d’acheter sa nourriture en grande surface. Tout dépend aussi de votre corpulence, de votre rythme… etc. Nous, deux garçons de 21 ans à un rythme soutenu, dans des pays chers : France, SUISSE ! , Italie, avons dépensé en moyenne 25€ par jour pour deux en nourriture.

Il est important de prévoir un peu d’argent pour votre logement. Ce n’est pas ici un conseil pour ceux qui prévoient déjà leurs nuits en hôtels, campings… etc, on parle là à ceux qui entendent ne pas dépenser un centime en logement. On vous comprend, c’était aussi notre ligne de conduite, néanmoins il faut prévoir un fond de secours en cas de pépin technique ou autre. Quelques nuits payantes (4 sur 35 pour nous) seront sûrement inévitables.

Vous êtes peut-être déjà très bien assuré par rapport au voyage que vous entreprenez, renseignez-vous. Si vous ne l’êtes pas il serait intéressant de souscrire à une offre temporaire supplémentaire auprès de votre mutuelle, mutuelle étudiante, assurance… etc, comparez les offres et prenez ce qu’il faut.

Ne négligez pas un budget “transports”. En effet, surtout pour un voyage long, vous aurez sûrement besoin de prendre un train ou un bus à un moment pour rattraper le temps perdu par une casse, pour souffler un peu… bref même si, comme pour le logement, c’est un fond de secours, prévoyez-le, et ce en fonction du pays où vous êtes. L’Italie par exemple a un réseau ferroviaire peu cher comparé à la France, mais de moindre qualité.

Enfin il vous faut aussi un budget pour affronter les soucis techniques rencontrés. En espérant ne pas en avoir, le moindre souci peut potentiellement coûter un peu cher s’il y a une pièce à changer. Pour réduire au maximum ce genre de dépenses il faut s’être préparé suffisamment avant de partir sur le plan mécanique. Si vous savez remplacer votre chaîne ça vous coûtera 10€, comptez 20 à 30€ de plus pour payer la main d’œuvre en France. C’est pour cela qu’il vous faut avoir quelques outils avec vous. En tout nous avions prévu 150€ pour nous couvrir, nous n’avons pas tout utilisé.


Se préparer physiquement

Rien de bien méchant on vous rassure ! Pas besoin d’être un grand athlète. Préparez votre dos autant que vos cuisses. La préparation évidente c’est de rouler, et rouler encore, sur plat, en côte et chargé ! Essayez de rouler avec le poids que vous aurqez en voyage pour vous préparer. Mais n’oubliez pas votre dos ! Il va beaucoup travailler, autant en haut en soutenant la nuque, qu’en bas au niveau des lombaires sur lesquelles vous allez vous reposer tout le temps passé sur le vélo. Faîtes des exercices de gainage généraux pour tonifier votre ceinture abdominale ce qui vous aidera à vous soutenir, et faites des exercices pour le dos comme des soulevés de fesses pour les lombaires. Si vous pouvez voir un professionnel du sport, ou de la médecine du sport, n’hésitez pas. Demandez quelques exercices et des conseils.

Voilà, vous avez un vélo équipé, quelques habits spécifiques, des outils, une trousse de secours. Vous avez préparé votre itinéraire, vous savez l’essentiel pour vous nourrir et vous loger. Vous avez votre budget et êtes prêt physiquement. Une belle route vous attend, magnifique. Reste à savoir quelques essentiels du voyage à vélo une fois parti.


La position sur le vélo

La bonne position est primordiale pour éviter la blessure. Premièrement on vous a déjà parlé du guidon de course qui permet de multiplier les positions pour plus de confort. Gardez à l’esprit que la meilleure position économise les lombaires en étant pas trop droit, sans être trop penché. Ensuite il y a quelques élémentaires à savoir.

Un des réglages les plus important est le réglage de la selle. Quand vous laissez tombez les pédales votre jambe doit être naturellement presque tendue sans forcer, et si vous pédalez à l’envers vous ne devez pas ressentir un déhanchement trop prononcé. Si vous posez une règle à niveau sur la selle elle doit être droite. La position sur le vélo est tellement importante que nous ne saurions trop vous conseillez d’aller chez un professionnel, ou une association d’avertis qui pourront vous aider à faire les réglages.

Ne gardez pas les bras tendus sur le guidon, vous allez vous abîmer les coudes, les bras amortissent les vibrations en étant toujours un peu pliés.

Pédalez bien ! : vos genoux ne doivent ni partir vers l’extérieur, ni vers l’intérieur. Vous levez simplement les genoux, droit et naturellement. La base de votre gros orteil est située au milieu de la pédale, sur l’axe de celle-ci, ce qui fait que c’est bien la plante du pied sur laquelle vous poussez. Cheville ni raide ni trop relâchée. Votre pied ne doit pas plier excessivement, mais n’est pas strictement immobile. Le pédalage se fait sans effort, un bon pédalage n’est pas celui ou vous sentez que vous poussez dans vos jambes. Il est normal de mouliner, c’est ce que vous devez faire, tout le temps.


Le vélo et les autres moyens de transport

Le vélo et l’avion : Il est possible dans la plupart des compagnies d’amener son vélo moyennant un supplément (Ryanair c’est 60€). Il faut par contre prévoir de le mettre dans une boîte de protection. Il est tout de même parfois possible de l’emballer d’autres manières : le cellophaner en protégeant les roues avec des cartons de chaque côté, dans un sac de transport prévu pour (souvent cher)… Néanmoins avec la boîte de protection au moins c’est “simple” vous prenez une boîte comme celle dans laquelle on achète les vélos, vous dévissez un peu le guidon pour le mettre dans le prolongement du cadre et vous dévissez les pédales, voilà. Ensuite vous blindez la boîte avec du scotch. Donc on vous conseille fortement cette solution surtout si vous ne connaissez pas l’aéroport où vous allez. Rendez-vous à l’aéroport au moins un jour avant le départ afin de savoir si des solutions pour les vélos sont proposées, ou s’il faudra tout faire vous-même. Attention à avoir les outils nécessaires. Le petit conseil en plus : certains aéroports ne peuvent pas passer une aussi grande boîte au contrôle de sécurité et vont donc devoir regarder manuellement à l’intérieur… D’expérience on vous conseille de garder du scotch de côté au cas où vous devez rouvrir la boîte et la refermer.

Alors évidemment le problème c’est d’obtenir cette boîte, bonne nouvelle certains aéroports en ont, sinon chez un vélociste vous en trouverez. Il vaut mieux prévenir le vélociste pour qu’il ne jette pas ses boîtes. En tous cas ça veut dire qu’il faut prévoir du temps pour trouver la boîte et démonter le vélo, le remonter aussi une fois arrivé à bon port. Si comme nous vous prévoyez le retour en avion ça veut donc dire qu’il faut prévoir au moins un jour de repos (un jour c’est vraiment peu) à la destination finale pour s’organiser et ne pas louper l’avion le lendemain.

Le vélo et le train : on a toujours pu prendre le train sans problèmes, renseignez-vous quand même sur le pays où vous allez. En France en TER pas de soucis, il y a en général un compartiment pour vélos prévu (des crochets où suspendre votre vélo par la roue avant). Seul inconvénient, il faut décharger le vélo de ses bagages et les remettre ensuite. Attention : si vous prenez un TGV interdiction de traîner entre deux wagons, il faut absolument réserver un emplacement pour le vélo, et il n’y en a pas beaucoup alors pas question de jouer la carte “j’arrive au dernier moment ça passe”. Sinon à l’étranger, de manière générale, (Suisse & Italie on vous l’assure) soit les trains ont des systèmes à crochets soit vous prenez votre vélo avec vous et restez dans le sas entre deux wagons avec. Le voyage est un peu moins agréable mais ça passe. Essayez toujours de vous mettre le plus à l’avant du train, c’est là que se trouve souvent les compartiments spécialisés, et s’il n’y en a pas vous gênerez moins les passagers et serez près des contrôleurs. Certains pays, comme la Suisse, exigent de payer un billet supplémentaire pour le vélo. Renseignez-vous toujours sur les spécificités du pays, ça peut changer l’organisation et le budget.

Le vélo et le bus : Les choses se compliquent. Evitez si vous le pouvez car les bus équipés sont peu nombreux. Néanmoins ça existe, donc renseignez-vous tout de même sur le réseau à côté duquel vous roulez. Si ce n’est pas le cas vous pourrez toujours tenter de mettre votre vélo en soute, avec un chauffeur sympathique c’est possible, nous avons pu le faire une fois. Par contre votre vélo se retrouvera couché dans un bus et ses inévitables soubresauts, alors laissez vos sacoches sur le vélo. Elles protègeront les roues.

Le vélo et le bateau : c’est plus rare mais ça arrive. Pour ce qui est de la Suisse et ses lacs c’est un peu comme un train mais sans installations prévues : vous vous présentez et vous mettez (on vous guidera peut-être) votre vélo dans un coin qui ne gêne pas. Il faudra payer un billet pour le vélo.


Un état d’esprit

Comment ça ? On ne va pas vous dicter la mentalité à avoir non-plus ! Mais non, quelques conseils.

Le road-trip, ici en vélo, fait partie des voyages où l’on apprécie le temps passé à voyager, au-delà peut-être de la destination vers laquelle on se dirige. Essayez autant que possible de ne pas avoir de date butoir pour vous stresser pour le retour, ou alors une date suffisamment lointaine pour garder un esprit libre sur la route.

Ne soyez pas trop durs envers vous-même : vous vouliez tout faire à vélo et vous ne pouvez pas car vous allez louper votre moyen de retour ou, plus sérieusement, votre corps faiblit ? Prenez un transport, c’est pas grave.


Trouver les bons contacts & infos pratiques

Avant de partir, on vous l’a dit, il y a la famille et les amis, les professionnels et les associations de connaisseurs. On pense surtout aux ateliers collaboratifs. Pensez aussi aux Points Informations Jeunesses qui pourront vous conseiller avec de la documentation et des contacts. A Rennes il y a le CRIJ, Centre Régional Information Jeunesse, situé au 4bis, métro Colombier.

Une fois parti, franchement, pour trouver des contacts sur place il n’y a pas cinquante mille solutions : communiquez ! C’est vraiment la chose la plus importante. C’est fou le temps qu’on gagne et la chance qu’on provoque en parlant aux gens. Cela veut dire qu’apprendre les rudiments de la langue locale est nécessaire, ça fait des miracles. Evidemment vous aurez plus de chance de créer des liens en restant un peu de temps au même endroit. Asseyez-vous dans un resto convivial, au bar… etc prenez le temps d’engager une vraie conversation. Ne restez pas dans votre coin surtout quand les difficultés surviennent.

Sinon pour trouver les bons contacts il y a bien sûr internet, les guides, les administrations publiques et les offices du tourisme mais rien ne vaut les locaux. Certains lieux offrent plus d’opportunités que d’autres, soyez attentifs bien sûr aux auberges de jeunesses… etc les lieux habitués des voyageurs.

Internet peut aider beaucoup, on le sait bien. Pour ou contre la restauration rapide, pensez à ces grandes chaînes qui offrent à leurs clients prises électriques et Wifi. Pensez aussi à vérifier avant le départ ce que propose votre opérateur mobile à l’étranger, et pourquoi pas prenez une offre supplémentaire pour être tranquille en crédit internet pendant le voyage, c’est vraiment très utile. Si vous utilisez beaucoup votre portable pour internet, envisagez l’achat d’une batterie externe.


Un livre pour approfondir

Il n’y a réellement qu’un livre que nous ayons trouvé qui traite bien le sujet. C’est le Manuel du voyage à vélo, écrit et édité par Cyclo-camping international. Ils en sont à leur quatrième édition. 230 pages, 15€.

Vous trouverez des informations sur le voyage à vélo mais aussi en tandem… etc.


Remerciements

Nous remercions tous nos soutiens pour ce voyage : le Fond Rennais d’Investissement Jeunesse, le CROUS de Rennes, notre faculté l’Institut Catholique de Rennes, et le Point Information Jeunesse de Guichen.

Nous remercions le forum de cyclos-cyclotes.org.

Il faut aussi remercier La Petite Rennes, où nous avons travaillé sur nos vélos en bonne compagnie :

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20, Rue Chicogné 35000 RENNES

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